La phase de déconfinement commence, tout est réglé, retour à la normale !

 
Nous sommes le 28 avril et selon le plan du Conseil fédéral, les mesures exceptionnelles entrées en vigueur en mars pour stopper la progression du COVID 19 sont assouplies depuis 24 heures. Trois étapes sont prévues, en même temps et dans toute la Suisse. La première a débuté hier (réouverture des coiffeurs et autres services de soin à la personne, jardineries, magasins de bricolage), la deuxième est prévue pour le 11 mai (écoles obligatoires, autres commerces, installations sportives) et la troisième pour le 8 juin (écoles secondaires et supérieures, lieux de divertissement comme les musées et les bibliothèques).
 
Donc nous sommes tirés d’affaire et cela est très rassurant. Mieux, nous allons pouvoir bientôt revenir à nos chères bonnes veilles habitudes et reprendre nos vies comme avant la crise. Une page se tourne et personne ne s’en plaindra !

COVID-19 : retour à la normalité, vraiment ?

Nous serions donc tirés d’affaire… ? Bien sûr que non et personne n’est vraiment dupe. Nous le savons tous : ces mesures sont loin de résoudre la problématique posée par le COVID-19 et tentent surtout de remettre en marche une économie mise à mal par un confinement rendu nécessaire par la pandémie.
 
Mais si l’économie est importante, il ne sert à rien de se voiler la face : nos (très) modernes systèmes de santé (pour la majeure partie d’entre eux) ont subi plus qu’anticipé cette pandémie qui très probablement ne manquera pas de ressurgir dans les prochains mois. Et si un virus comme le COVID-19 nous impacte de la sorte (pour rappel: > 50% des personnes atteintes sont asymptomatiques, la létalité ne dépasse pas 1% pour les autres 50%, et parmi les affectés, 20 à 30% nécessitent des soins en réanimation, avec une durée de séjour de 2 à 3 semaines en moyenne), que ferons-nous quand un virus plus agressif (et tout aussi transmissible) nous touchera ?
 
Cela dit, quand on y pense, tout n’est pas si noir : ce virus nous a permis de nous confronter à une réalité que nous avions quelque peu éludée en nous appuyant (naïvement ?) sur notre technologie et notre modernisme. Si son impact sur la santé des peuples est relativement conséquent, il reste néanmoins assez limité. Et même s’il est vrai que sans confinement les chiffres de la mortalité auraient été autrement plus importants, cette pandémie n’a pas engendré de troubles majeurs (comme des déplacements massifs de population ou un recours à la force armée pour contrôler des émeutes, voire les deux à la fois…) et a pu être gérée de façon pacifique et relativement simplement.
COVID-19 : et maintenant ?

Source: Reporterre.net: Le Covid-19 vu par les dessinateurs / auteur : Sanaga

D’aucun pourrait même dire que ce virus nous a aussi ouvert les yeux sur notre mondialisation outrancière et excessive, sur notre consommation effrénée et irraisonnée, sur les conséquences positives d’une réduction (même temporelle) massive de notre production de carbone, sur notre société prédatrice qui avait quelque peu perdu ses repères et, last but not least, sur le rôle clé de certaines personnes qu’on avait un peu oublié de considérer jusqu’à présent et qui se sont révélées très utiles durant ces moments difficiles.
 
Pensons notamment aux personnels de santé, aux personnels des EMS, aux pompiers, aux policiers, aux personnela des magasins, aux personnes en charge du nettoyage, aux thanatopracteurs, et j’en passe et des meilleurs.
 
Bref, qu’on le veuille ou pas, le COVID-19 est une opportunité qu’il va falloir saisir et transformer.
Bill Gates, visionnaire pour le coup, le disait déjà à Vancouver en mars 2015 lors de sa fameuse conférence TED : « L’OTAN joue à des jeux de guerre pour vérifier que les gens sont bien formés et préparés. Maintenant, nous avons besoin de jeux de germes », avait-t-il déclaré, et de poursuivre : « il n’y a pas lieu de paniquer… Mais nous devons nous y mettre ! ». Il avait également ajouté que « la technologie peut jouer un grand rôle dans la prévention de la propagation d’un virus« . Cinq ans plus tard, on ne peut que constater qu’il avait raison et surtout déplorer certaines décisions prises par des dirigeant politiques qui n’ont pas su (pré)voir. Comme disait Emile de Girardin : « Gouverner, c’est prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte! ».
 

COVID-19 : des solutions existent

CALYPS est très active dans le monde de la santé. Nous avons développé des outils d’aide à la décision destinés aux gestionnaires d’établissement de santé et surtout nous avons créé une Intelligence Artificielle (ou IA) qui permet d’anticiper 5 jours à l’avance les flux entrants de patients dans le service des Urgences, d’en prédire les hospitalisations qui en découlent et les ressources requises pour les absorber. Notre IA est déjà en production dans un établissement de référence en France et elle capture les données du terrain quotidiennement, heure par heure, de façon systématique et précise. Alors comment s’est elle comportée face à une situation dès plus imprévisibles et jamais rencontrée jusqu’alors ?
 
Avant tout, notre IA s’est très vite adaptée au nouveau contexte. Il lui a fallu moins de 3 semaines pour prendre pleinement la mesure du changement et de le répercuter dans toutes ses prédictions, avec une erreur relative moyenne oscillant autour de 10-15%, ce qui est remarquable compte tenu de la situation très volatile. Nous avons aussi constaté qu’une fois cette « anomalie virale » prise en compte, notre IA a poursuivi son apprentissage et amélioré ses prédictions, ce qui nous rassure quant à la flexibilité de nos algorithmes. Enfin, en analysant les données à disposition, il nous a été possible de déterminer les facteurs qui caractérisent un patient atteint de COVID-19, ce qui a permis à notre IA d’identifier les cas suspects dans les admissions.
 
Cela étant, même si notre IA répond correctement aux attentes, nous sommes déjà en train de développer une nouvelle évolution qui, sur la base des apprentissages acquis (notamment pour tout ce qui concerne le comportement des patients, la gestion des lignes de défense de l’hôpital, la réorganisation des services…) et en intégrant des données plus générales (les patterns d’évolution et de progression de la pandémie dans le pays et les régions, le délai et l’impact des décisions politiques, le nombre de morts…), va inclure de nouveaux indicateurs prédictifs (en sus de ceux déjà fournis) pour gérer les trois temps importants de la pandémie : avant, pendant et après la crise.
 

Avant la crise nos nouveaux indicateurs permettent de mesurer les signes avant-coureurs et de prédire une date d’impact probable (avec une marge d’erreur minime), et ce suffisamment de temps à l’avance pour que l’hôpital puisse s’organiser et préparer ses services en fonction.

 

Pendant la crise nos nouveaux indicateurs permettent de projeter l’évolution de l’épidémie, respectivement de la pandémie, de déterminer l’amplitude de la vague, de définir quand le pic sera atteint et de prédire si les lignes de défense seront capables de tenir le choc.

 

Après la crise nos nouveaux indicateurs permettent de prédire à quel moment le point d’inflexion pour un retour à la normale se produira, de mesurer le risque de résurgence et de déterminer quels sont les délais optimum à prendre en compte pour le décommissionnement des lignes de défense.

 
Notre IA capture de façon très précise toutes les données du terrain et les complète avec des données extérieures comme la météo, le traffic, les évènements sociaux, les calendriers sportifs, scolaires et autres calendriers urbains. Nous allons aller plus loin en les enrichissant avec des informations plus globales, comme les décisions politiques, les données statistiques gouvernementales et/ou régionales, les données de l’OMS, etc. Notre intelligence artificielle va donc évoluer pour intégrer ce qui va devenir désormais une norme au sein des hôpitaux, à savoir la gestion des patients infectés dans le flux normal des activités.
 
L’évolution de notre IA se veut une réponse technologique innovante face à une problématique infectieuse concrète. Elle ambitionne d’aider les acteurs concernés à ne plus subir une telle crise, à l’anticiper et donc à mieux la combattre. La mise à jour de notre IA sera déployée en production dès le mois de juillet prochain.
 
CALYPS s’engage à produire des indicateurs utiles, très innovants et surtout en phase avec les besoins des hôpitaux. Mais, à y régarder de plus près, il ressort que notre solution serait encore plus utile si elle pouvait être étendue à tous les établissements amonts (EHPAD, EMS, etc.) et avals (convalescence, réhabilitation, EHPAD, EMS, etc.), ce qui permettrait de donner une vue transverse plus cohérente et d’aider les autorités à mieux appréhender la situation pour prendre les décisions les plus efficientes face aux défis qui nous attendent.
 
Team CALYPS

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