Le patient qui attend un calmant qui tarde à venir a parfois bien du mérite à l’être (Pierre Dac)

Le mot patient est dérivé du mot latin patiens, participe présent du verbe pati signifiant « celui qui endure ». Attendre, c’est comme cela que commence le parcours patient dès son arrivée aux Urgences. Attendre, c’est aussi le reproche récurrent des patients adressé aux hôpitaux.
 
Mais pourquoi attendre ? Les raisons ne manquent pas : flux incessant de patients, priorisation des cas, médecins débordés, manque de personnel soignant, engorgement des hospitalisations, structure inadaptée, vieillissement de la population, contraction de la médecine de ville, etc. La liste semble sans fin.
 
Aux Urgences, le temps est compté. Sachant qu’en moyenne les urgences vitales représentent moins de 5% des cas, cela veut dire que plus de 95% des autres cas sont des urgences non vitales. Sachant que les cas critiques vont forcément accaparer une partie importante du personnel, l’hôpital affecte sciemment aux patients « moins urgents » des temps d’attente longs sous prétexte que le service est avant tout disponible pour l’urgence vitale. On peut le comprendre quand on fait partie des 5%, mais pour l’écrasante majorité  cela se résume à… attendre, toujours un peu plus longtemps.
 
Alors fatalité ?

Prenez part activement au débat en participant à l’étude en ligne Ensemble, créons la santé de demain initiée par Calyps, en collaboration avec l’association LaData:

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L’attente aux Urgences n’est pas une fatalité

Si les patients, pour leur part, adoptent volontiers une attitude fataliste face à l’attente, ils souscrivent néanmoins tous à l’objectif de la réduction du temps de passage. Beaucoup de sondages le montrent bien: l’attente aux Urgences constitue l’un des principaux motifs de mécontentement, loin devant les erreurs de diagnostics ou de traitement. C’est tout dire.
 
Cela signifie-t-il que les patients mécontents le sont d’avantage parce qu’ils ont attendu que parce qu’ils ont été mal soignés ? Cette attente n’est pas seulement le signe d’une mauvaise qualité des soins, mais peut constituer le symptôme d’un dysfonctionnement d’un service, sans en établir les causes. Dans tous les cas, ce n’est pas une fatalité et il est possible d’y remédier.

Réduire l’attente aux Urgences

Quand on attend à l’hôpital, c’est que le flux est engorgé, pour une raison ou pour une autre. Soit parce que les moyens tant humains que matériels font défaut et dans ce cas il y a fort à parier qu’une planification déficiente en soit la cause, soit parce que le flux en entrée est tel qu’il est impossible de le canaliser (comme ce qui s’est passé dans certains hôpitaux lors de la première vague COVID). Aussi, pour éviter l’engorgement, tout commence par un tri efficace. Et pour bien trier, un binôme infirmière/ier-médecin qui oriente les patients s’avère une bonne base. Un travail d’équipe rationnalisé et organisé. Rien de tel.
 
Mais on pourrait faire mieux.

Imaginez… les Urgences de demain!

Vous êtes dans la situation des 95%, c’est-à-dire que vous avez des doutes sur votre état, sans avoir de pronostic vital engagé. Il est dimanche soir, 19h, et vous vous dites qu’un passage aux urgences serait opportun. Vous regardez l’application de votre hôpital préféré : elle vous indique le temps d’attente actuel aux Urgences, mais aussi le temps de passage à prévoir sur la base d’un questionnaire rempli en ligne et permettant d’évaluer si vous devez venir tout de suite, ou pas. Dans votre cas, il vous est proposé de venir le lendemain, avec deux suggestions de créneaux plus favorables. En outre, l’application vous recommande aussi des heures de passage spécifiques qui vous garantiraient un temps d’attente de quelques minutes. Vous optez pour une heure de passage donnée, car attendre vous incommode.
 
Arrivé sur place, vous vous dirigez vers la borne de préadmission. Grâce à votre application, vous êtes tout de suite identifié et les soignants sont avertis de votre arrivée. Votre application vous présente maintenant votre parcours potentiel et vous indique la prochaine étape ainsi que le temps d’attente en relation. Vous êtes rapidement pris en charge et votre examen médical se fait dans la foulée. Le médecin urgentiste qui vous examine veut une radio, pour plus de sécurité. La radiographies est programmée et votre application vous indique quand et où elle aura lieu. Compte tenu du moment et vu le nombre de patients avant vous, vous allez devoir patienter 45 minutes. 20 minutes avant votre examen, vous recevez une première notification qui vous invite à vous diriger vers l’emplacement convenu pour effectuer la radio demandée par le médecin, puis 10 minutes plus tard une seconde notification vous confirme votre heure de passage pour votre radiographie. Quand vous arrivez, tout est prêt et ils n’attendent plus que vous…
 
La radio terminée, votre application vous indique la prochaine étape : le diagnostic. Une fois ce dernier établi et transmis par le médecin qui vous a examiné, vous sortez avec une ordonnance et avec le sentiment que tout a été fluide, rapide, sans stress. A tout moment, vous étiez renseigné et vous n’avez pas dû répéter sans cesse votre histoire. En plus, votre médecin de famille a été informé de votre passage aux Urgences, de ce qui a été diagnostiqué et de la prescription qui vous a été faite.

Une IA au service du flux

Cela semble trop beau pour être vrai, n’est-ce-pas ? Et pourtant, chez CALYPS nous travaillons à la mise au point d’une solution qui anticipe les besoins et coordonne les moyens en fonction, ce qui permet de réduire les temps d’attente et de fluidifier le parcours des patients.
 
Mixant intelligence artificielle et expérience utilisateur, une telle solution va bien au-delà d’une « simple » réduction de l’attente. Elle assure aussi qu’en cas d’hospitalisation, tout se serait passé selon le même principe: fluide, rapide et sans stress, pour la vaste majorité des cas. Quant aux 5% des cas qui nécessitent des soins intensifs et/ou de réanimation, le problème ne se pose pas : ils sont prioritaires ! Néanmoins, avec notre solution, les « autres » urgences sont bien mieux prises en considération dans la gestion opérationnelle et permettent de limiter de façon significative l’attente. Et rassurez-vous : ce n’est pas la machine qui décide, mais c’est bien l’Humain et c’est lui qui pilote !
 
Une telle solution n’est pas une vue de l’esprit. Elle est actuellement en cours d’expérimentation dans un grand hôpital. Le futur est déjà présent et CALYPS s’active à le rendre tangible.
 
Team CALYPS

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