Tout le monde le constate jour après jour, depuis quelques années les données commencent à jouer un rôle prépondérant dans la gestion d'une entreprise, petite ou grande.

 
Comme dit l’adage, savoir, c’est anticiper et gérer en conséquence. Dans ce cadre, la BI est probablement la bonne approche à suivre pour tirer parti de ses données et utiliser cette information pour améliorer ses performances (à tout niveau).

 

Mais voilà, il y a BI et BI.

 

Un simple détour par internet vous convaincra aisément que pléthore de solutions en relation avec la BI existent, toutes plus sexy en diable que les autres. A en lire les descriptifs, ces solutions associent les données et génèrent des tableaux de bord si facilement qu’il serait idiot de s’en passer. A en croire les témoignages, il y a un avant et un après. Et quand les commerciaux s’y mettent, tout ça se fait en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, « quelques jours, pensez ! ».

 

Avant de gravir une montagne, on réfléchit au chemin le plus approprié et on analyse ce dont on pourrait avoir besoin, histoire de ne pas regretter le moment venu. Les plus prudents prennent encore un guide, et certains font tourner les moulins à prière. Quant à ceux qui n’ont pas bien anticipé les conséquences d’un échec, ils traînent leurs souvenirs dans les cimetières de Zermatt ou d’ailleurs.

 

Mettre sur pied une solution de BI qui permette de transformer une donnée en une information utilisable dans votre chaîne de valeur n’est pas une mince affaire. En fait, c’est comme gravir une montagne: faut bien penser avant, sinon on regrette après. Et une fois en haut, encore faut-il s’y maintenir car les conditions changent vite. Comme pour la BI.

 

Il est rare d’évoquer directement ce que nous faisons chez Calyps (question de confidentialité et de déontologie), mais force est de constater que certaines des personnes que nous rencontrons nous avouent de plus en plus souvent avoir tenté l’aventure de la BI et en être revenu.

 

S’il y a encore quelques années, ces personnes étaient rares, nous observons un accroissement de leur nombre depuis quelques mois, notamment dans les moyennes entreprises. Ce retour du marché nous a d’abord interpellés: « pourquoi abandonner une solution de BI quand on prend le temps de la construire et que sa valeur est sensée augmenter avec son utilisation ? » Mais en approfondissant le sujet (parfois aussi en venant remettre de l’ordre dans des solutions soi-disant « livrées »), nous sommes arrivés à comprendre le pourquoi du comment.

 

Ainsi tous les cas étudiés révèlent qu’ « on » a

  1. vendu une solution « simple et rapide » qui a induit en erreur l’utilisateur (notamment au niveau de ses attentes);
  2. mal compris et/ou mal interprété le besoin réel de l’utilisateur;
  3. sous-estimé l’accès aux données, la qualité desdites données et les jobs complexes d’ETL à construire;
  4. construit un tableau de bord 100% selon les demandes de l’utilisateur (confondant souvent BI et reporting) et qui, une fois mis en service, semble ne pas répondre au besoin réel;
  5. fourni une seule et même solution, boursouflée d’informations (parfois redondantes) et sensée répondre aux attentes d’utilisateurs parfois fondamentalement opposés;
  6. escamoté la problématique de la gestion de la donnée (en tant que telle), de la stratégie sous-jacente et de son impact sur les activités opérationnelles;
  7. laissé l’utilisateur à son sort une fois la communication rompue (suite à ses trop nombreuses demandes de corrections/remontées d’anomalies)

 

Vous pensez que je noircis le trait ? Au contraire : je ne mentionne pas les problèmes propres aux organisations des utilisateurs (pas toujours adaptées et qui parfois se révèlent plus problématiques que la collecte de données elle-même), aux problèmes d’ordre politique (la BI révèle parfois des informations qu’on aurait préféré voir rester au fond du puit) ou aux problèmes opérationnels (même si certains ont l’information, encore faut-il savoir qu’en faire…). Et je passe sous silence les problèmes plus terre-à-terre tels que la sécurité des données, le droit d’utilisation inhérent à la collecte, le respect de la vie privée…

 

Bref, si un jour quelqu’un vous contacte pour vous proposer une solution de BI en 5 jours, pensez à la fable de la BI, des bonimenteurs et du déçu: après cinq jours, de BI il resta que le nom, le déçu fut marri et les bonimenteurs passèrent à autre chose. Une solution de BI ne se monte pas en quelques jours: au mieux, on vous aura installé un outil de BI, vaguement configuré et on vous aura convaincu que vous pouvez tout faire vous-même. La belle affaire ! La BI, c’est un métier, et rapidement vous aurez tôt fait de vous en rendre compte: vos tableaux de bord ressembleront à du reporting sous XL et vous vous commencerez à vous demander de l’utilité de passer par un autre outil que XL pour faire du reporting XL. D’autant plus que vous avez plus confiance en XL, au final…

 

Comme dit le sage devant le responsable marketing par trop ambitieux, il faut du temps au temps. Par exemple, s’il faut neuf mois pour faire un enfant, on ne réduira pas ce temps en ajoutant plus de femme. C’est pareil dans la BI: avant tout, il faut bien analyser avant de se lancer. Et rien ne sert de mettre 15 experts en même temps, l’analyse d’une chaîne de valeur prend du temps. C’est même 40 à 50% du temps requis pour un projet de BI réussi (cad qu’à la fin, l’utilisateur est content et sa solution de BI lui apporte un réel ROI).

 

Donc, avant de vous lancer dans la BI, rappelez-vous le déçu de la fable et posez comme condition sine qua non à votre prestataire de solutions que rien ne peut se faire sans étude préalable.

 

Chez Calyps, c’est un standard: d’abord on étudie et on remet notre analyse au client. Si ce dernier est satisfait, on passe aux étapes suivantes. Sinon il peut arrêter et voir si quelqu’un d’autre peut mieux le faire. Pourquoi est-ce absolument nécessaire ? Simplement parce qu’après plus de 15 ans d’activité dans le domaine de la BI, nous nous sommes rendus compte que nous avons toujours à apprendre du métier de nos clients (si la similitude est vraie, chaque entreprise a ses particularités, son historique et une réalité à bien appréhender.

 

Même si nous avons accumulé bien des expériences tout au long de nos projets, nous devons encore et toujours analyser le contexte du client, bien comprendre de quoi il en retourne exactement, ceci afin de correctement interpréter le besoin exprimé et de le traduire dans une solution pertinente et utilisable dans sa réalité quotidienne.

 

Nous ne savons pas faire de miracle, mais nous savons livrer de la bonne BI, qui dure. Et comme toute chose de qualité, cela demande écoute, expertise, savoir-faire et du temps pour la réaliser.

 

KABE

Vos données ont de la valeur !

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